Matthew Martin a établi le Development Finance International Group sous le nom d'External Finance for Africa Group en 1993. Il s'agit d'un groupe à but non lucratif de conseil en politique économique, recherche, formation et renforcement des capacités. Nous avons travaillé avec plus de 40 gouvernements de pays en développement d'Afrique, d'Amérique latine et des Caraïbes pour améliorer la capacité de ces derniers à concevoir, analyser et appliquer des stratégies décisives sur l'endettement, sur le financement extérieur et intérieur du développement, sur les principales politiques macro-économiques, ainsi que sur la réduction de la pauvreté.
Quel est le statut de notre société ?
Les deux sociétés membres, DRI et DFI, opèrent sur un principe non lucratif, tous les fonds étant restitués aux donateurs s'ils ne sont pas dépensés. Toutefois, étant donné que nous sommes financés par plusieurs gouvernements étrangers en plus du britannique, nous ne pouvons disposer du statut d'institution caritative selon le droit britannique. En conséquence, Debt Relief International Limited et Development Finance International Limited ont été établis en tant que sociétés dites " limitées par garantie " selon le droit britannique. Il s'agit de l'équivalent britannique d'une société à but non lucratif selon le droit des États-Unis et elles sont acceptées en tant que telles par les autorités du Royaume-Uni.
La limitation par garantie signifie également que tous nos fonds et actifs sont la propriété de nos donateurs, à moins qu'ils ne soient dépensés aux fins pour lesquelles DRI et DFI ont été établis, c'est-à-dire renforcer les capacités des pays en développement. Nous ne pouvons donc transmettre l'exécution du PRC ni du programme sur les flux de capitaux étrangers privés à toute autre organisation, ni céder les sociétés à quiconque.
Principaux projets et programmes :Flux de capitaux étrangers privés : Renforcement des capacités
DFI a lancé son dernier programme en février 2001, en s'appuyant sur des projets de recherche et de renforcement des capacités réalisés dans 16 pays depuis 1995, projets soutenus par Asdi, Danida, DFID et Seco.
Suite au bilan positif de la première phase (pilote) du programme en 2002, DFI a commencé la Phase 2. Il s'agit d'un programme sur 3 ans de 4,5 millions de $EU, financé par les Gouvernements britannique, suisse, suédois et danois. Il permet de financer les études statistiques et autres méthodes nécessaires pour renforcer la capacité de ces pays à contrôler et analyser les stocks et flux de capitaux privés, pour la balance des paiements la PEG ainsi que la perception des investisseurs. Son objectif consiste à faire une contribution majeure à la surveillance de la stabilité des flux financiers internationaux, en permettant aux différents pays de se conformer aux derniers codes et standards internationaux.
Ce programme n'intervient que sur la demande des pays en développement. Il assiste actuellement la Bolivie, la Gambie, le Ghana, le Malawi, l'Ouganda, la Tanzanie, Trinité-et-Tobago et la Zambie. Beaucoup d'autres pays ont approché DFI et ses partenaires régionaux pour solliciter des travaux futurs. Il est possible que le Burkina Faso, le Kenya, le Lesotho et le Swaziland intègrent le programme dans un avenir proche. Afin d'assurer la stabilité financière et maximaliser le contrôle des gouvernements des pays en développement, 80% de nos personnels viennent d'Afrique et des Caraïbes et en assistent d'autres à travers la coopération Sud-Sud. De surcroît, nous travaillons en collaboration avec des partenaires régionaux, auxquels nous transmettons actuellement nos fonctions. Parmi ces partenaires, citons l'Institut de gestion macro-économique et financière d'Afrique orientale et australe (MEFMI), l'Institut ouest-africain de gestion économique et financière (WAIFEM) et le Centre d'études monétaires pour l'Amérique latine (CEMLA).
La méthodologie est adaptée pour répondre aux besoins du pays, tout en prenant en compte les contrôles de change actuels et les réformes envisagées, les différentes structures institutionnelles et les recommandations des diverses assistances techniques précédentes. Cela reste toujours conforme aux codes et standards internationaux, aux meilleures pratiques internationales et régionales, mais cela va généralement au-delà, permettant aux pays d'examiner les opinions et pratiques de l'investisseur pour préparer les changements politiques destinés à maximaliser la contribution des flux de capitaux privés visant à réduire la pauvreté. Nos principaux instruments de surveillance sont des mécanismes de notification hors enquête, des formulaires d'enquête et un logiciel associé qui illustrent les activités des entreprises avec les actifs et passifs étrangers, les banques, les bureaux de change étrangers, les investisseurs boursiers et d'autres secteurs aussi pertinents, ainsi que les perceptions des investisseurs résidants et non résidants. Ces instruments ont été approuvés par le FMI. Le logiciel conçu par DFI, Eveleigh Information Solutions Ltd au Royaume-Uni et par des experts nationaux complète les logiciels existants d'analyse de la dette extérieure, tels que le CS-DRMS du Secrétariat du Commonwealth et le SYGADE de la CNUCED.
Nous cherchons en particulier à former et à aider les pays en matière de mise en œuvre, typiquement sur un cycle de un an :
Une mission d’évaluation pour examiner les efforts déployés actuellement, les structures institutionnelles et juridiques, convenir d’une méthodologie, et contribuer à établir des organismes privés et publics de services nationaux spéciaux recueillant et utilisant les données de la balance des paiements, pour gérer le projet.
L’étape suivante est un atelier destiné à sensibiliser les investisseurs à la nécessité de disposer de données, à obtenir leur contribution à la méthodologie et à former investisseurs et officiels à l’utilisation des formulaires.
La réalisation d’un recensement impliquant la collecte proactive de données y compris des entretiens, la formation du secteur privé, l’édition et la vérification des données et leur insertion dans le logiciel d’analyse. DFI assiste par un soutien à longue distance ainsi que par des missions de suivi. L’équipe du pays rédige alors un rapport analytique et formate les données pour la balance des paiements et le PEG.
Une conférence de clôture permet de présenter les résultats aux secteurs public et privé et aux donateurs afin d’affiner les politiques gouvernementales et d’améliorer encore le dialogue avec le secteur privé. Elle est ensuite suivie d’un atelier destiné à dispenser une formation supplémentaire ou à affiner la méthodologie de futures enquêtes.
L'objectif sur 3 ans est de réduire progressivement l'assistance extérieure technique et financière, afin d'assurer le contrôle des pays et des partenaires régionaux, en incorporant des activités à leurs plans de travail institutionnels, ainsi qu'à leurs descriptions de postes.
Le programme va aussi au-delà du niveau national en aidant les pays à apprendre mutuellement la meilleure manière d’affiner la méthodologie et les efforts déployés pour promouvoir leur politique et l’investissement. Pour atteindre ces objectifs, en mars 2002 le programme a organisé un atelier international destiné aux pays en développement, aux organisations régionales et aux experts internationaux, tandis qu'il encourage les contacts directs entre pays et qu'il offre des compétences régionales aux rencontres de formation, ainsi qu'aux missions de suivi et autres.
Pour de plus amples informations, voir :
Presentation du Programme de surveillance des flux de capitaux privés vers les pays en développement, qui en décrit les buts, objectifs et méthodes. ![]()
Rapport de la conférence internationale à l’intention des parties prenantes, qui récapitule les résultats analytiques et méthodologiques de la première phase du programme. ![]()
PRC CEP Calendrier événements
PRC CEP Liens Utiles
De plus amples informations sur le DFI Group, y compris des informations nationales, des documents de référence et des contacts dans les pays sont désormais disponibles sur la section de ce site Internet réservée aux membres. Mise à jour régulièrement, cette partie du site englobe méthodologies de formation et autres informations techniques. Du fait de la nature sensible de certains matériaux, nous devons en restreindre l'accès aux membres des équipes nationales et des partenaires régionaux. Pour solliciter l'accès à cette partie du site, cliquer ici.
Dette extérieure et intérieure, politique, stratégie, analyse et négociation concernant le financement
Des missions de conseil pays par pays et de renforcement des capacités, des conseillers résidents et des ateliers nationaux ou multinationaux de formation et de renforcement des capacités dans 34 pays africains et latino-américains ont été financés par les gouvernements de plusieurs pays : Autriche, Danemark, Etats-Unis, Pays-Bas, Royaume-Uni, Suède, Suisse, et par l’Union européenne, le PNUD, la CNUCED et la Banque mondiale.
Ces missions et les conseillers ont aidé ces pays à analyser leurs besoins en matière de renforcement de leur capacité institutionnelle à concevoir des stratégies relatives à la dette extérieure et intérieure et au financement, ainsi qu’à concevoir, affiner et mettre en oeuvre ces stratégies. Parmi les points les plus remarquables de ces travaux il y a l’invention des premiers mécanismes coordonnés destinés à l’allégement de la dette multilatérale (Fonds pour la dette multilatérale) ; assistant 5 des 6 premiers pays éligibles à l’Initiative PPTE à obtenir le maximum d’octroi d’allégement au titre de l’Initiative ; l’invention de formation « en direct » en viabilité de la dette et en analyse de stratégie de désendettement à partir des propres données du pays ; un renforcement intégré des capacités en matière de stratégie de gestion de la dette extérieure et intérieure ; et l’invention d’une formation « en direct » à la renégociation de dette, à partir des propres données et documents du pays pour simuler les négociations sur la dette avec ses principaux créditeurs.
Les opérations de formation ont principalement porté sur les stratégies et de désendettement et de renégotiation de la dette notamment :
formation à la stratégie de désendettement à partir des données et des documents réels du pays pour mener des analyses de portefeuilles, concevoir des stratégies d’allégement de la dette extérieure et intérieure et de nouveaux financements, des prévisions macroéconomiques et des programmes de réduction de la pauvreté, et recommander des stratégies optimales de désendettement en faveur de la viabilité économique et la réduction de la pauvreté.
ateliers de renégociation de la dette utilisant les données et les documents réels du pays et simulant des renégociations des dettes dues à tous les différents types de créanciers (Club de Paris, autres gouvernements, organisations multilatérales, conversions de dettes commerciales) et divers types de nouveaux financements commerciaux et concessionnels.
Reconnaissant notre succès dans ce domaine, sept gouvernements donateurs ont injecté 27 millions de $EU entre 1997 et 2004 pour la mise en œuvre du Programme de renforcement des capacités des pays pauvres très endettés. A cet effet, nous avons créé une filiale, Debt Relief International (DRI) qui est une agence d’exécution à but non lucratif.
Etudes internationales sur la gestion de la dette
Le DFI Group (ex-EFA) est l’un des groupes de conseil indépendants les plus connus en matière de politique internationale de gestion de la dette, y compris les études conseils pour les gouvernements suédois et britannique, le Groupe des 24, le Secrétariat du Commonwealth, la CNUCED et le PNUD concernant l’initiative PPTE, la réduction de la dette intérieure, le fardeau fiscal de la dette, le lien entre allégement de dette et la réduction de la pauvreté, la réduction des dettes multilatérales, les conversions de dette et la réduction des dettes bilatérales.
Gestion de l’aide et evaluation
Depuis 1993, DFI a analysé l’impact de l’aide sur le développement, notamment :
renforcement des capacités des gouvernements africains à analyser l’aide apporté par le programme et son impact macroéconomique à travers les projets financés par les gouvernements britannique, danois et suédois dans 9 pays africains.
évaluation de l’assistance apportée par le programme des donateurs au Mozambique et en Guinée-Bissau.
Ces travaux ont été financés par les gouvernements britannique, danois, suédois et l’UE.
Politique / Prévision macroéconomique et réduction de la pauvreté
Financée par les gouvernements autrichien, canadien, danois, irlandais, suédois, suisse et britannique, l'Union européenne et le Consortium pour la Recherche économique en Afrique, comprenant:
des ateliers de formation, d’échange d’informations et de renforcement de capacités pour les réseaux des décideurs politiques africains de 35 pays d’Afrique et d’Amérique latine du sur les sujets suivants : prévisions macroéconomiques, politique de taux de change, politique monétaire et réforme du secteur financier, politique fiscale, mobilisation des recettes budgétaires, politique macroéconomique et réduction de la pauvreté.
des évaluations politiques monétaire et financière au Mozambique et en Ouganda.
des projets de recherche et de formation associant 16 pays qui examinent et améliorent leur capacité à faire des prévisions et modélisations macro-économiques.
une formation sur mesure pour parvenir à la réduction de la pauvreté dans les pays en développement.
Le budget du groupe DFI a augmenté grandement, atteignant un budget total pour 1997-2004 de 29 millions de USD. Nous avons 41 projets actuellement en cours. Notre personnel complémentaire est passé à 14, dont Matthew Martin (Directeur de DRI/DFI) ; Juan Carlos Vilanova Pardo, qui travaillait auparavant conseiller résident de la dette en Guinée Bissau et à São Tome e Príncipe; Alison Johnson, ex-Economiste principale au Secrétariat du Commonwealth (Directeur de Programme, DRI/DFI) ; Nils Bhinda et Hendrie Scheun (Responsables de Programme, Capitaux privés, DFI). Toutefois, l’essentiel de notre activité est réalisé par plus de 90 consultants, la plupart d’entre eux originaires de pays en développement et travaillant en 4 langues.
Pour de plus amples informations sur Development Finance International, veuillez contacter Matthew Martin, Alison Johnson ou Nils Bhinda à :
| Development Finance International Ltd | |
| 4th Floor, Lector Court | Tel: (+44-20) 7278 0022 |
| 151 - 153 Farringdon Road | Fax: (+44-20) 7278 8622 |
| Londres | Email: dfi@dri.org.uk |
| EC1R 3AF | |
| Royaume-Uni |